
Le soleil est à peine levé et déjà la brume
Voile la surface du torrent, onde de douceur.
La forêt, à peine réveillée exhale les senteurs
De l’humus trempé par la nuit et l'écume.
Les animaux diurnes prennent leur essor
Alors que l’oiseau nocturne, enfin, s’endort.
Les premiers bruits résonnent troublant le silence.
Sous la canopée la vie s’anime et danse
Pour fêter le retour de la lumière et du jour.
Les singes s’agitent et crient tour à tour
Déclenchant l’envole des oiseaux multicolores.
Les perroquets, les paradis et d’autres encore
Répondent dans leur vol à l’arc en ciel s’étirant
Sous les yeux d’un gorille au dos d’argent.